Disclaimer: ce post n'est pas sponsorisé par autre chose qu'un mélange de jugement honnête sur ce que j'ai vu et de mauvais esprit de base, as usual.

Mercredi soir, je suis allé voir un film en avant-première. Grâce à Paingout. Merci Paingout.

Et donc mercredi soir, j’ai dégusté de succulents petits fours, au buffet offert avant la projection. Grâce à Paingout toujours. Et aussi à Gaumont en fait. Merci Paingout et Gaumont, donc.

Et donc mercredi soir, j’ai aussi croisé plein de blogueurs et de blogueuses influents (que j'étais tellement ébloui que j'ai cru que je pourrais pas voir le film ensuite), et j’ai même enfin réussi à croiser IRL, comme disent les vieux (blogueurs)(qui n’ont pas compris que l’intraweb fait partie de l’IRL aujourd’hui mais c’est pas le sujet), messires Osmany et L-Tz. Ils ont donc pu constater de visu que je suis moins connard que j’en ai l’air. Enfin j’espère.

Bref, après les petits fours, il a quand même fallu regarder le film. Histoire de pouvoir en faire un post après pour faire plaisir à Paingout. Et à Gaumont aussi. Et là, en revanche, pas merci Paingout et Gaumont, à cause de vous, je vais passer dans le camp des blogoputes, et c’est pas cool. Heureusement qu’en compensation de ça, le film était sympa, et que la discussion avec les réalisateurs s’est avérée particulièrement intéressante. J’y ai d’ailleurs appris qu’en Belgique, impayable ne veut pas dire « super drôle » mais « qu’on ne peut pas s’offrir ». Logique ceci dit. Et puis aussi, Monsieur Libon, you roxx. Et c’est pas d’la couille (joke inside, fallait être là)(eh ouais, c’est comme ça, t’es VIP ou tu l’es pas). Voilà.


Quoi ?

Le film ? Ouais ? Et ?

Ah oui, le film, pardon !

Donc ce film s’intitule « Les Arbitres ». « Kill The Referee » en VO. Il s’agit d’un film/docu tourné à l’occasion de l’Euro 2008 de football et qui, oh surprise, suit pendant toute la durée de la compétition, des… arbitres ! Sur le terrain, dans les vestiaires (Oui, on voit un moule-bite à un moment. Sur un Italien. No comment), et aussi dans leur famille (Oui on voit des pizzas à un moment. Chez des Italiennes. No comment), sans intervention de la part des personnes qui filment. Uniquement images et sons bruts, notamment les discussions entre arbitres et assistants pendant les matchs (Oui on entend des insultes. En Italien. No comment). Bizarrement, c'est à l'équipe de Strip-Tease qu'on a été demander de réaliser le film. Je dis « bizarrement » parce que c’est pas forcément la première idée qui me viendrait pour réaliser un film de commande et de communication. Mais bon. Au final, ça se révèle à mon avis un choix payant pour le spectateur, qui rentre vraiment dans la peau d’un arbitre international, notamment en ce qui concerne la pression qu’ils ont sur les épaules et le stress engendré par leur position. La méthode Strip-Tease, qu’on l’apprécie ou pas, fonctionne bien et fait la part belle au côté humain de ces arbitres qui finalement ne sont que de pauvres bougres passionnés jetés au milieu de 60 000 personnes qui les détestent par avance. Pour l’UEFA en revanche, et c’est ce qui est ressorti de l’intervention des réalisateurs, le choix se révèle beaucoup moins payant, car on n’est clairement pas devant un docu « brosse à reluire » sur les arbitres. Ce qui fait aussi son intérêt: on ne te prend pas par la main pour te dire "être arbitre c'est génial" ou "être arbitre c'est nul". On te montre comment ça se passe, et tu te fais ton avis tout seul.

 

Bref, vu que j’ai touché zéro thune pour écrire cet article, et que je considère que les petits fours, c’était le minimum syndical, je ne vais pas en raconter plus histoire de pas me choper un trouble musculo-squelettique non sponsorisé.  Je vais me contenter de vous conseiller de regarder « Les Arbitres » lors de sa diffusion sur Canal + (ouais, faut avoir Canal +, si t’es pauvre, c’est ton problème) ou l’acheter en DVD lorsqu’il sortira en kiosque avec l’Equipe Magazine*. A mon avis, ça ne vous fera pas changer d’avis ni sur leur fonction, ni sur leurs actions, mais vous passerez un bon moment, et c’est bien l’essentiel par les temps qui courent ma bonne dame, parce qu’avec la crise hein, on ne sait pas de quoi demain sera fait**.

PS : je tiens cependant à remercier sérieusement le jeune homme de chez Gaumont (Julien me semble-t-il ?...) qui m’a gentiment parlé et expliqué plein de choses sur le film et sa diffusion avant la séance et qui m’a donc bien baby-sitté alors que je me sentais un peu seul au milieu de tous les autres invités, super à l’aise eux (l’habitude sans doute...)



*si tu veux des infos plus précises, genre des dates, des heures, tu demandes à Paingout, c’est son taf, faut bien qu’il mérite son salaire, non ?

** sauf si t’es « influent » : demain sera forcément fait d’une soirée bloggueur et d’un post sponsorisé.